Fin des années 1950, début des années 1960, la guerre d’Algérie se prolonge. Salah, Kaddour et d’autres jeunes Algériens sans ressources rejoignent l’armée française en tant que harkis avec, à leur tête, le lieutenant Pascal. Quand l’issue du conflit laisse prévoir l’indépendance prochaine de l’Algérie, le sort des harkis paraît très incertain. Pascal s’oppose à sa hiérarchie pour obtenir le rapatriement en France de tous les hommes de son unité.
« Des tableaux sobres, précieux, racontent frontalement la torture, les exécutions sommaires. La guerre fratricide entre Algériens a commencé. Théo Cholbi incarne un lieutenant attaché à ses hommes, supportant de moins en moins de devoir leur mentir : la vérité, en 1962, c’est que l’armée française s’apprête à quitter le pays et va désarmer les harkis. […] Philippe Faucon réussit à faire exister un collectif, mais s’attache aussi à chacun de ses personnages, avec sa famille, ses dilemmes, sa révolte, ses angoisses. » Clarisse Fabre, Le Monde, 21 mai 2022